Echelle O

L’échelle la plus usitée, de nos jours, est le HO (1/87) mais certains amateurs de chemin de fer miniature – surtout aux cheveux blancs – restent attachés à une échelle plus imposante dite O (1/43) pour des raisons variées: nostalgiques, patrimoniales…
Quelles étaient les caractéristiques de ces trains en O ?
– Ils étaient en métal (tôle emboutie lithographiée ou peinte, alliages tel le zamac…);
– Les locomotives fonctionnaient sous une tension de 20 V.
– Les décors étaient réduits à leur plus simple expression voire simplement suggérés.
– La voie était formée de 3 files de rails en tôle emboutie et l’alimentation du matériel moteur se faisait par les roues non isolées sur les 2 rails latéraux et par un frotteur sur le rail central.
Cette voie était souvent posée directement sur le sol et le circuit monté et démonté le temps d’un jeu . C’était parfois l’attraction autour du sapin de Noël.

Qui jouait avec ces trains? Le fils bien sûr, mais le père se créait un réel plaisir en l’aidant voire en le suppléant. N’a-t-on pas vu, lorsque ce fils ramenait une bonne note de l’école, le père « s’offrir » en quelque sorte un élément supplémentaire pour le récompenser?\\
Le matériel adapté à cette échelle a été fabriqué jusqu’à la cessation d’activité des deux principaux constructeurs et diffuseurs en France, les firmes JEP et HORNBY, au tout début des années 1960. Victime du succès du HO d’un encombrement moindre et employant le plastique, le zéro ne pouvait résister face à la baisse des coûts de production et à la mise sur le marché de modèles plus détaillés et donc plus réalistes. A cela, certains ajoutent la taille étroite des appartements.
Dorénavant dans le domaine de la collection, ces trains en O malgré leur âge respectable, fonctionnent bien souvent comme au premier jour. C’est du solide, ça pèse, ça fait du bruit, ça sent l’huile et, chose importante, c’est réparable les pièces constitutives étant faciles d’accès. Pas d’électronique, aucune obsolescence programmée.
Le chant du cygne de JEP, firme française, fut une magnifique 141 P, longue de 58 cm, pesant près de 3 kg, mais dont le prix était inabordable, l’équivalent du salaire mensuel d’un instituteur à l’époque! Son acquisition ne pouvait être réservée qu’à une certaine élite sociale. Un énorme échec commercial dont la firme ne se releva pas. Ce n’était pas encore le modélisme d’atmosphère mais cela donnait une certaine atmosphère de modélisme.
